Reflexion des livres hors des sentiers battus

Depuis des années, des siècles, bien avant qu’on ait pu inventer l’arbre généalogique. L’homme et la femme lisent. Il y a eu une époque où ces manuscrits on été brulés,  à cause d’une peur que l’être humain nourrit son intellect. Fort heureusement, nous avons continué à lire. Il y a une forme d’énergie une nourriture naturelle de s’alimenter de lecture, ce qui est très sain. Les années passent, les modes également. Des livres sont devenus cultes, quel que soit le domaine, le genre, la thématique du sujet. Nous avons créé un protocole pour la dramaturgie afin d'accrocher le lecteur, ce qui est très positif en soi. Moi-même depuis tout petit j'ai toujours lu selon mes envies. Je ne me suis jamais forcé, selon le ressenti comme un besoin viscéral. Quand ce n’était pas le cas, je ne lisais quasiment pas.  Aujourd’hui, c’est surtout pour cause financière que je n’achète pas de livre en ce moment. Heureusement j’ai participé en tant que juré pour le prix sans piston par mon éditeur, que j’explique un peu plus bas. J’ai pu nourrir mon esprit.

Depuis une génération il manquait un style de lecture, il vient de naître. Ce sont les livres, qui sortent hors des sentiers battus. Des livres qui ne sont pas forcément sur les normes des éditeurs traditionnels. Quand j’ai participé en tant que juré à ce fameux concours du prix sans piston, j’en ai lu trois.  Que j’ai aimé ou pas, ce n’est pas la question , c’est surtout que je me suis rendu compte, grâce à un des trois livres que j’ai lus, qu’il n’est pas forcément obligatoire d’aimer un livre sans qu’il soit admis à un cahier des charges pour capter le lecteur.

Cette réflexion de cet article, je l’ai depuis le début de la semaine. J’espère toujours faire aimer lire à des personnes qui n’ont jamais ou pas pris l’habitude de lire. Je me dis, en regardant dans le passé (ne pas le faire trop souvent, c’est un conseil)  J’ai souvent été encouragé à continuer d’écrire, sans pour autant avoir une promesse que ces personnes achèteront des livres. Parce qu’il y a deux choses différentes. Il y a ceux que lire n’est pas une priorité mais reconnait la qualité. Et il y a ceux aussi qui ont l’habitude de lire mais seulement les livres qui sont dans les catégories des éditeurs traditionnels.

Je ne sais pas si dans ma vie je serais chez un éditeur traditionnel. Peut-être que oui, peut-être que non, mais dans les deux cas, je ne regretterais jamais le chemin que je prendrais, ça sera mon destin. Si je n’y arrive pas maintenant à faire aimer lire, (d’abord les miens) aux personnes qui ont l’habitude de lire des ouvrages chez les éditeurs traditionnels et qu’ils ne veulent pas prendre de risque d’acheter un livre, chez un éditeur hors des sentiers battus, j’espère y arriver un jour, je n’ai pas envie que cela devient un échec. J’espère aussi, que les éditeurs hors des sentiers battus, arriveront à se faire connaitre autant que les éditeurs traditionnels privilégiés par les libraires indépendants et le milieu journalistique… Pour l’instant. Il est évident que des livres hors des sentiers battus, il y en a beaucoup qui ne méritent pas d’être connus, mais je vous jure qu’il y en a qui le mérite amplement et bien plus que certains livres, chez les éditeurs normaux. 

Un auteur peut sortir ces premiers ouvrages, mais dans la logique, on évolue dans le bon sens du terme, c’est tout le mal que je souhaite. Chaque fois que je sortirais dans l’avenir une nouvelle pièce de théâtre, je ferais en sorte qu’il soit mieux que la précédente. Je ne peux pas anticiper si l'inspiration sera meilleur ou non, mais la maturité sera là. 

 

En attendant, quelles que soient vos envies, continuer de lire.

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